La grammaire espagnole · A1 · Mis à jour le
Le présent espagnol : verbes en -ar, -er et -ir
Trois familles, et les séries en -er et en -ir ne diffèrent que par deux formes. Apprends les six terminaisons de chacune et tu peux conjuguer presque toute la langue. Les verbes irréguliers le sont dans le radical et pas dans les terminaisons, et c’est exactement pour ça que les terminaisons sont la partie qu’il faut travailler en premier.
La réponse courte
Les verbes espagnols se rangent en trois familles selon leur terminaison : -ar, -er et -ir. Tu enlèves la terminaison et tu ajoutes les désinences. Les séries en -er et en -ir ne diffèrent qu’à deux endroits, nosotros et vosotros, donc il y a deux schémas et demi, pas trois. C’est nettement plus régulier que tes trois groupes.
Comment le retenir
Trois familles, et deux d’entre elles se ressemblent presque
| -ar | -o, -as, -a, -amos, -áis, -an | hablo |
|---|---|---|
| -er | -o, -es, -e, -emos, -éis, -en | como |
| -ir | comme -er sauf nosotros et vosotros | vivo |
| La forme de yo | la clé du subjonctif et des ordres, plus tard | tengo donne tenga |
| Pas besoin de pronom | la terminaison dit déjà qui, donc yo ne sert qu’à insister | Hablo español |
Les formes
Les trois familles au présent
| hablar | comer | vivir | |
|---|---|---|---|
| yo | hablo | como | vivo |
| tú | hablas | comes | vives |
| él, ella, usted | habla | come | vive |
| nosotros | hablamos | comemos | vivimos |
| vosotros | habláis | coméis | vivís |
| ellos, ustedes | hablan | comen | viven |
20 phrases qui montrent la différence
De l’espagnol d’aujourd’hui, celui qu’on dirait vraiment. L’étiquette sous chaque phrase dit quelle partie de la règle elle montre.
Hablo español.
Je parle espagnol.
Régulier en -ar
Comemos a las dos.
Nous mangeons à deux heures.
Régulier en -er
Vivimos en Madrid.
Nous habitons à Madrid.
Régulier en -ir
¿Trabajas mañana?
Tu travailles demain ?
Présent pour le futur
Estudio todos los días.
J’étudie tous les jours.
Une habitude
Ahora leo un libro muy bueno.
En ce moment je lis un très bon livre.
Maintenant
El tren sale a las ocho.
Le train part à huit heures.
Un horaire
Tengo dos hermanos.
J’ai deux frères.
Yo irrégulier
Hago la cena.
Je fais le dîner.
Yo irrégulier
Salgo a las siete.
Je sors à sept heures.
Yo irrégulier
Conozco a su hermana.
Je connais sa sœur.
Yo irrégulier
Quiero un café.
Je voudrais un café.
Alternance e / ie
Puedo ayudarte.
Je peux t’aider.
Alternance o / ue
Pido la cuenta.
Je demande l’addition.
Alternance e / i
Jugamos al fútbol.
Nous jouons au football.
Nosotros ne change jamais de radical
Soy de Sevilla.
Je suis de Séville.
Totalement irrégulier
Voy al mercado.
Je vais au marché.
Totalement irrégulier
Hace frío.
Il fait froid.
La météo avec hacer
Llevo dos años aquí.
Ça fait deux ans que je suis ici.
Présent là où tu mets aussi un présent
Estoy comiendo.
Je suis en train de manger.
Le progressif, bien moins employé que chez toi
Là où le français gêne
Le français est obligé de mettre un pronom devant chaque verbe, parce que ses terminaisons ne s’entendent pas : chante, chantes, chantent, c’est le même son. L’espagnol entend les siennes, donc le pronom serait une répétition. Dire yo tomo, yo ando, yo compro toute la journée, c’est se désigner soi-même à chaque phrase.
La faute à éviter
Le francophone garde ses pronoms parce que sa langue les lui impose : ✗ Yo tomo pan y yo ando por el campo. Ce n’est pas faux, c’est lourd, et un Espagnol entend quelqu’un qui tape sur la table. La forme naturelle est ✓ Tomo pan y ando por el campo. Autre réflexe à surveiller : ✗ compra de los libros → ✓ compra libros, le partitif de la leçon précédente.
Les cas qui cassent la règle
Yo hablo, not yo hablo
La terminaison dit déjà qui parle, donc le pronom est facultatif et on le laisse tomber d’habitude. Le mettre à chaque fois sonne insistant, comme si tu corrigeais quelqu’un. Ton français, lui, l’exige, donc c’est une habitude à perdre.
Tengo, hago, salgo, pongo, conozco
Un groupe dont la forme de yo est bizarre et dont les cinq autres sont régulières. Ça compte bien au-delà du présent, parce que le subjonctif et les ordres à usted se fabriquent sur cette forme de yo.
Quiero, puedo, pido
Les alternances de radical touchent toutes les formes sauf nosotros et vosotros, qui gardent le radical simple. Retiens-les comme une botte dessinée autour du tableau et tu n’y penseras plus.
Llevo dos años aquí
Là où tu dis « ça fait deux ans que », l’espagnol reste aussi au présent : llevo dos años, hace dos años que vivo aquí. Sur ce point tu es protégé, l’anglophone non.
Estoy comiendo
L’espagnol a un progressif et s’en sert beaucoup moins que ton « être en train de ». Como a las dos couvre les deux ; le progressif ne sert qu’à ce qui se passe à cette seconde même.
Mañana trabajo
Le présent tout simple sert de futur en permanence, et ça sonne réglé. Mañana trabajo est ce qui se dit, et pas mañana trabajaré. Toi aussi tu dis « demain je travaille ».
Exercices sur le présent espagnol
8 phrases à compléter. Écris ta réponse et vérifie-la, ou lis-les d’affilée avec les solutions affichées. Les accents comptent ici, comme ils comptent dans la langue.
-
Yo (hablar) ___ español e inglés.
Je parle espagnol et anglais.
hablo · Régulier en -ar. Et à l’oral on laisserait tomber le yo.
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Nosotros (comer) ___ a las dos.
Nous mangeons à deux heures.
comemos · Le nosotros des -er est -emos. C’est un des deux endroits où -er et -ir diffèrent.
-
¿Dónde (vivir, vosotros) ___ ahora?
Où habitez-vous maintenant ?
vivís · Le vosotros des -ir est -ís, avec accent. Celui des -er est -éis.
-
(Tener, yo) ___ dos hermanas mayores.
J’ai deux sœurs aînées.
Tengo · Yo irrégulier, régulier partout ailleurs. Tienes, tiene, tenemos.
-
(Querer, yo) ___ un café con leche.
Je voudrais un café au lait.
Quiero · Alternance e / ie. Queremos garde le radical simple, comme nosotros toujours.
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(Poder, nosotros) ___ ir mañana si quieres.
Nous pouvons y aller demain si tu veux.
Podemos · Nosotros ne prend jamais l’alternance. Puedo oui, podemos non.
-
(Llevar, yo) ___ dos años en esta ciudad.
Ça fait deux ans que je suis dans cette ville.
Llevo · Présent, pas un passé. Ton français fait pareil, donc c’est un piège de moins.
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Mañana (trabajar, yo) ___ hasta las ocho.
Demain je travaille jusqu’à huit heures.
trabajo · Le présent employé pour un futur réglé. Trabajaré sonnerait plus lointain.
D’autres exercices, tirés de Don Quichotte
8 de plus, celles-ci sorties du cours : l’auberge, les moulins, Rocinante et la route. Même règle, espagnol plus ancien.
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Don Quijote (leer) ___ libros de caballerías todo el día.
Don Quichotte lit des romans de chevalerie toute la journée.
lee · Un verbe régulier en er : leo, lees, lee. Les terminaisons portent la personne, donc le pronom n’est pas nécessaire.
-
Nosotros (vivir) ___ en un lugar de La Mancha.
Nous vivons dans un village de la Manche.
vivimos · Les verbes en ir partagent toutes leurs terminaisons avec ceux en er sauf celle-ci et celle de vosotros.
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Yo (tener) ___ mucha hambre.
J’ai très faim.
tengo · Tener fait pousser un g à la seule forme yo : tengo, tienes, tiene. Hacer, poner et salir font pareil.
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Sancho (querer) ___ una ínsula para gobernar.
Sancho veut une île à gouverner.
quiere · Le e devient ie quand l’accent tombe dessus : quiero, quieres, quiere, mais queremos.
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Vosotros (hablar) ___ demasiado.
Vous parlez trop.
habláis · La terminaison de vosotros est áis, avec l’accent. L’Amérique latine dit ustedes hablan à la place.
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Yo (salir) ___ mañana temprano.
Je pars demain de bonne heure.
salgo · Le présent couvre le futur proche en espagnol, exactement comme le français « je pars demain ».
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El caballo (dormir) ___ de pie.
Le cheval dort debout.
duerme · Le o devient ue sous l’accent : duermo, duermes, duerme, mais dormimos.
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Ellos (pedir) ___ vino al ventero.
Ils demandent du vin à l’aubergiste.
piden · Un troisième changement de radical : e en i, seulement dans les verbes en ir. Pido, pides, pide, pedimos, piden.
Questions fréquentes
Quelles sont les terminaisons du présent ?
-ar : o, as, a, amos, áis, an. -er : o, es, e, emos, éis, en. -ir : o, es, e, imos, ís, en. Les séries en -er et en -ir ne diffèrent qu’aux formes nosotros et vosotros.
Qu’est-ce qu’un verbe à diphtongue ?
Un verbe qui change de voyelle quand l’accent tombe dessus : poder donne puedo, querer donne quiero, pedir donne pido. Nosotros et vosotros gardent la voyelle d’origine, ce qui explique qu’on dessine ce schéma en forme de botte.
Quand le présent espagnol n’est-il pas le présent français ?
Souvent. Hablo español couvre « je parle » et « je suis en train de parler ». Et l’espagnol emploie le présent pour le futur proche, mañana voy a Madrid, là où le français hésite avec le futur.
Comment dire qu’on est en train de faire quelque chose ?
Le présent simple suffit, ou estar plus le gérondif : como et estoy comiendo marchent tous les deux. Estoy comiendo correspond exactement à « je suis en train de manger », et l’espagnol le garde pour quand il importe que ça se passe à la seconde même.
Quels verbes sont irréguliers seulement à la première personne ?
Un gros groupe, et il vaut la peine de l’apprendre en bloc parce que tout le subjonctif se construit dessus : hago, pongo, salgo, traigo, caigo, conozco, conduzco, veo, doy, sé, quepo. Toutes les autres personnes sont régulières.
Le présent peut-il parler du futur ?
Oui, et l’espagnol le fait sans cesse : mañana voy a Madrid, el lunes empiezo. Tout ce qui est déjà prévu peut se dire au présent, exactement comme le français dit « demain je pars ».
Faut-il mettre le pronom sujet ?
Non, et c’est la première chose à désapprendre du français. L’espagnol dit hablo, pas yo hablo : la terminaison porte déjà la personne. On ne met yo ou tú que pour insister ou pour opposer : yo trabajo, tú no. Les répéter partout sonne lourd et étranger.
Pourquoi nosotros ne change-t-il pas de radical ?
Parce que le changement n’a lieu que si l’accent tombe sur cette syllabe, et à nosotros et vosotros il tombe sur la terminaison. D’où la forme en botte sur le papier : quiero, quieres, quiere, queremos, queréis, quieren.
Ce qu’il faut retenir
- Trois familles selon la terminaison, et les séries en -er et en -ir ne diffèrent qu’à deux endroits.
- La terminaison dit qui, donc le pronom est facultatif et se laisse tomber. Perds l’habitude française.
- La forme de yo mérite une attention en plus : le subjonctif et les ordres se bâtissent dessus.
- Les alternances de radical sautent nosotros et vosotros. À chaque fois.
- Le présent couvre maintenant, les habitudes, les horaires et le futur proche.
La même règle chez Cervantès
De vraies lignes du cours, pas des exemples inventés. Chacune est la phrase par laquelle la leçon introduit le point.
Alonso Quijano madruga mucho.
Alonso Quijano se lève très tôt.
Alonso Quijano lee libros de caballerías.
Alonso Quijano lit des romans de chevalerie.
Le livre d’où ça vient
Don Quichotte en espagnol facile : le roman entier raconté dans un espagnol que tu peux vraiment lire, en 58 courts épisodes, les mots difficiles traduits en bas de la page. C’est de là que sort chaque phrase de Cervantès de cette page.
En EPUB et en PDF, avec un second roman dans le même espagnol. Voir les livres.
Où le cours l’enseigne
2 leçons le construisent petit à petit, chacune à l’intérieur d’un chapitre de l’histoire plutôt que dans l’abstrait. Libres à lire, avec le vocabulaire, l’audio et les exercices.
- Le présent des verbes en -ARLeçon 3Une journée au village
- Le présent des verbes en -ER et en -IRLeçon 4Les romans de chevalerie
Juste à côté
Les points les plus proches de celui-ci, ceux qu’un élève rencontre à peu près en même temps.