Niveau B2 · Leçon 84.5

Révision 15 : leçons 80 à 84

Le vocabulaire des leçons 80 à 84 qui ne revient plus, la grammaire du bloc en un tableau et deux exercices. Du gouvernement à la mer.

Ce que tu sauras faire

L’histoire en espagnol facile

Sancho llevaba medio día gobernando Barataria y todavía no había comido nada.

Sancho gouvernait Barataria depuis une demi-journée et n’avait toujours rien mangé.

Un paje le puso un babador, y el maestresala se colocó a su lado con una varilla de ballena.

Un page lui mit un bavoir, et le maître d’hôtel se plaça à son côté avec une fine baguette de baleine.

Cada manjar desaparecía de la mesa, primero la fruta y luego el guisado.

Chaque mets disparaissait de la table, d’abord les fruits et ensuite le ragoût.

La perdiz, dijo el médico, era dañosa, y citó en latín un aforismo entero.

La perdrix, dit le médecin, était nuisible, et il cita en latin un aphorisme entier.

Aquel hombre estaba asalariado por la ínsula y lo tenía a dieta desde el mediodía.

Cet homme était appointé par l’île et le tenait à la diète depuis midi.

Le ofrecía en su lugar unas conservas y unas tajadas finas de membrillo.

Il lui offrait à la place quelques confitures et de fines tranches de pâte de coing.

Si hubiera probado una cucharada de la olla podrida, según él, habría estado enfermo una semana.

S’il avait goûté une cuillerée du pot-pourri, à l’en croire, il aurait été malade une semaine.

La séptima noche le liaron dos paveses al cuerpo y quedó emparedado entre las tablas.

La septième nuit, on lui ficela deux pavois sur le corps et il se retrouva emmuré entre les planches.

Quedó derecho como un huso, sin poder doblar las rodillas ni dar un paso.

Il resta droit comme un fuseau, sans pouvoir plier les genoux ni faire un pas.

Se cayó al suelo dentro de su caparazón y allí se quedó, como un galápago entre sus conchas.

Il tomba par terre dans sa carapace et y resta, comme une tortue entre ses écailles.

Al amanecer fue derecho a la caballeriza, abrazó al rucio y le besó la frente.

Au lever du jour, il alla droit à l’écurie, embrassa l’âne et lui baisa le front.

Le dijo que ojalá no hubiera dejado nunca los caminos, cuando solo tenía que remendarle los aparejos.

Il lui dit que si seulement il n’avait jamais quitté les chemins, du temps où il n’avait qu’à lui raccommoder les harnais.

Le hablaba como si aquella semana entera no hubiera pasado.

Il lui parlait comme si toute cette semaine n’avait jamais eu lieu.

Desde que subió a las torres de la ambición y de la soberbia, se le habían metido mil miserias dentro.

Depuis qu’il était monté aux tours de l’ambition et de l’orgueil, mille misères lui étaient entrées dedans.

Dijo que se le daba mejor la hoz que el cetro y que prefería hartarse de gazpachos.

Il dit qu’il se débrouillait mieux avec une faucille qu’avec un sceptre et qu’il préférait se gaver de gaspachos.

El mayordomo le recordó que todo gobernador tiene que dar residencia antes de marcharse.

Le majordome lui rappela que tout gouverneur doit rendre ses comptes de fin de charge avant de partir.

Salió tan desnudo como había entrado, aunque si hubiera querido robar, nadie lo habría notado.

Il sortit aussi nu qu’il était entré, même si, s’il avait voulu voler, personne ne s’en serait aperçu.

Por el camino se encontró con Ricote, el morisco que había tenido tienda en su pueblo.

Sur le chemin, il rencontra Ricote, le morisque qui avait tenu boutique dans son village.

Un pregón del rey había mandado expulsar a los moriscos, y aquel decreto los desterraba a todos.

Une proclamation publique du roi avait ordonné d’expulser les morisques, et ce décret les bannissait tous.

Ricote volvía del destierro vestido de peregrino alemán y con la barba crecida.

Ricote revenait du bannissement vêtu en pèlerin allemand et la barbe poussée.

Soltaron los bordones y las esclavinas y bebieron de seis botas sentados en la hierba.

Ils posèrent les bourdons et les pèlerines et burent à six outres, assis dans l’herbe.

Dondequiera que estaban lloraban por su patria, porque en ninguna parte hallaban el acogimiento que buscaban.

Où qu’ils soient, ils pleuraient leur patrie, parce que nulle part ils ne trouvaient l’accueil qu’ils cherchaient.

Le habló de su hija Ana Félix y de un cuñado suyo que había pasado a Berbería.

Il lui parla de sa fille Ana Félix et d’un de ses beaux-frères qui était passé en Barbarie.

Le ofreció doscientos escudos de un tesoro que tenía enterrado fuera del pueblo.

Il lui offrit deux cents écus d’un trésor qu’il avait enterré hors du village.

Sancho contestó que no quería ser codicioso ni hacer traición a su rey.

Sancho répondit qu’il ne voulait pas être cupide ni commettre une trahison envers son roi.

En el castillo, doña Rodríguez le pidió a don Quijote que amparase a su hija contra un burlador.

Au château, doña Rodríguez demanda à don Quichotte de prendre sa fille sous sa protection contre un séducteur.

El padre del muchacho le salía fiador de sus deudas al duque, que fue alargando el plazo.

Le père du garçon se portait garant des dettes du duc, et le duc allongeait sans cesse le délai fixé.

Se levantó una estacada en la plaza, y en lugar del culpable salió armado un lacayo llamado Tosilos.

On dressa une lice sur la place, et à la place du coupable sortit en armes un laquais nommé Tosilos.

Antes de arremeter miró a la muchacha, se dio por vencido y dijo que prefería rendirse y casarse.

Avant de charger, il regarda la jeune fille, se tint pour vaincu et dit qu’il préférait se rendre et l’épouser.

La víspera de San Juan llegaron a la playa de Barcelona y esperaron allí la aurora.

La veille de la Saint-Jean, ils arrivèrent sur la plage de Barcelone et y attendirent l’aurore.

Vieron el mar por primera vez y les pareció mucho mayor que las lagunas de Ruidera.

Ils virent la mer pour la première fois et elle leur parut bien plus grande que les lagunes de Ruidera.

Las galeras quitaron los toldos y dispararon su artillería, y respondió la de las murallas.

Les galères ôtèrent leurs tauds et tirèrent leur artillerie, et celle des remparts répondit.

Don Antonio Moreno lo paseó por las calles con un cartel a la espalda, como a un mono amaestrado.

Don Antonio Moreno le promena par les rues avec un écriteau dans le dos, comme un singe savant.

En una sala apartada hay una mesa de jaspe con una cabeza de bronce que responde al oído.

Dans une salle à l’écart, il y a une table de jaspe avec une tête de bronze qui répond à l’oreille.

El pie de la mesa es hueco, y un tubo de hojalata lo une con la sala de abajo.

Le pied de la table est creux, et un tuyau de fer-blanc le relie à la salle du dessous.

Abajo está un sobrino del dueño, con la boca pegada al tubo y la respuesta preparada.

En bas se tient un neveu du maître de maison, la bouche collée au tuyau et la réponse toute prête.

Vocabulaire

La faim du gouverneur (leçon 80)

la varilla de ballena
la fine baguette de baleine
el maestresala
le maître d’hôtel
el manjar
le mets, le régal
la perdiz
la perdrix
el guisado
le ragoût
dañoso
nuisible
asalariado
appointé, salarié
la dieta
la diète, la privation
el babador
le bavoir
la conserva
la confiture, la conserve
el membrillo
la pâte de coing
el aforismo
l’aphorisme médical

Sancho quitte le gouvernement (leçon 81)

el pavés
le pavois, le grand bouclier de corps
emparedado
emmuré
el huso
le fuseau
liar
ficeler, attacher
el caparazón
la carapace
el galápago
la tortue
la caballeriza
l’écurie
remendar
rapiécer, raccommoder
la ambición
l’ambition
la soberbia
l’orgueil
la hoz
la faucille
el cetro
le sceptre
el gazpacho
le gaspacho
la residencia
la reddition de comptes de fin de charge

Ricote, le voisin banni (leçon 82)

el morisco
le morisque, musulman converti au christianisme
desterrar
bannir
el destierro
le bannissement, l’exil
el pregón
la proclamation publique
expulsar
expulser
la patria
la patrie
el acogimiento
l’accueil
el bordón
le bourdon de pèlerin
la esclavina
la pèlerine, la courte cape du pèlerin
codicioso
cupide
el decreto
le décret
la bota
l’outre à vin
el cuñado
le beau-frère
la traición
la trahison

Le défi de doña Rodríguez (leçon 83)

el burlador
le séducteur, celui qui abuse d’une femme
el fiador
la caution, celui qui se porte garant
amparar
protéger, prendre sous sa protection
el plazo
le délai fixé
la estacada
la lice, le terrain clos
el lacayo
le laquais
rendirse
se rendre

L’arrivée à Barcelone (leçon 84)

la víspera
la veille, le jour d’avant
la aurora
l’aurore
la laguna
la lagune, l’étang
el toldo
le taud, la tente de pont
la muralla
le rempart
la artillería
l’artillerie
el cartel
l’écriteau, la pancarte
amaestrado
dressé, savant
el jaspe
le jaspe
el bronce
le bronze
hueco
creux
la hojalata
le fer-blanc
el tubo
le tuyau, le tube

Les leçons 80 à 84 en un tableau

Le vocabulaire d’abord. Cache la colonne française et marque tout ce qui ne vient pas tout seul en trois secondes.

pointrègledans le résumé ci-dessus
si hubiera + habríace qui n’a pas eu lieu, et ce qui du coup n’a pas eu lieu non plus. Ton « si j’avais goûté » est un indicatif, celui-ci est un subjonctifSi hubiera probado una cucharada, habría estado enfermo.
les trois phrases en sisi tengo, si tuviera, si hubiera tenido. Le partage des trois est déjà le tien : seuls les modes changentsi hubiera querido robar, nadie lo habría notado
ojalá + hubieraun passé qu’on voudrait défaire. Ton « si seulement » se contente de l’indicatifojalá no hubiera dejado nunca los caminos
como si + hubieracomparer avec ce qui n’a pas eu lieu. Ici l’écart est net : ton « comme si » n’admet jamais de subjonctif, l’espagnol n’admet que luicomo si aquella semana entera no hubiera pasado
ce qui ouvre un subjonctifpedir, querer, dondequiera, et tout ce qui n’affirme pas : les déclencheurs sont presque les tiensle pidió que amparase a su hija
darse por + participese déclarer quelque chose et clore l’affairese dio por vencido
hayune chose qu’on nomme pour la première fois : ton « il y a », et sans article défini derrière, comme chez toiEn una sala apartada hay una mesa de jaspe.
estáoù se trouve ce qui a déjà été nomméAbajo está un sobrino del dueño.
escomment est la chose, non où elle est. Ton unique « être » couvre les deux et ne t’avertit de rienEl pie de la mesa es hueco.

Deux choses seulement se paient dans ce tableau, et ce sont celles qui ferment le cours. La première est le subjonctif imparfait et son plus-que-parfait : hubiera probado, hubiera dejado, hubiera pasado. Ta langue les possède, elle les a rangés au musée, et partout où tu mettrais un indicatif, « si j’avais goûté », « comme si rien n’était arrivé », l’espagnol met ce subjonctif-là, tous les jours et sans emphase. La seconde est le partage de ser et de estar, parce que ton « être » ne t’oblige jamais à choisir. Le reste t’est acquis : hay est ton « il y a », article indéfini compris, et les verbes qui ouvrent un subjonctif sont ceux qui l’ouvrent chez toi.

Les conjugaisons complètes sont dans les tableaux de verbes à la fin du livre.